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Race - Terroir - Produits, une tendance
qui s'affirme...
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Les races : composantes essentielles du patrimoine
national
Les races que nous exploitons résultent d'une longue adaptation
des cheptels aux conditions de production de chaque région, ainsi
que d'un patient travail de sélection mené par des générations
d'éleveurs, aujourd'hui épaulés par des organismes
spécialisés. C'est ainsi que la grande majorité des
races portent le nom de la province, voire de la ville, qui les a vues
progressivement s'identifier et se développer : Abondance, Aubrac,
Bazadais, Blonde d'Aquitaine, ... chez les bovins ; Avranchin, Berrichon,
Boulonnais, Causses du Lot, ... chez les ovins ; Ardennais, Auxois, Boulonnais,
... chez les chevaux ; ...
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Espèces
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Races à effectifs importants
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Races en conservation
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bovins
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18
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20
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canins
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254
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-
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caprins
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3
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3
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équidés
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22
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17
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ovins
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29
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26
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porcins
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6
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5
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La France a la chance, en raison de sa diversité géographique,
d'avoir été le berceau d'un nombre très important
de races ; elle a aussi eu la sagesse, malgré les évolutions
de ces dernières décennies, de les conserver à peu
près toutes. Bien sûr, aujoud'hui, les effectifs de chacune
d'elles sont très différents et s'étagent de quelques
dizaines de sujets dans le cas des races en conservation (on fait alors
très attention à ne conserver que des individus génétiquement
aussi variés que possible) à plusieurs milliers, dizaines
de milliers, voire centaines de milliers de têtes (et plus encore
parfois) dans le cas des races faisant l'objet d'une exploitation commerciale.
Les races, avec leur diversité, leurs qualités, leur dynamisme,
... représentent vraiment une composante essentielle du patrimoine
national, et pas seulement de son patrimoine agricole, tant les objectifs
poursuivis par chacune d'elles peuvent aujourd'hui, dans le cadre de la
diversification, devenir fort variés. Si le lait, la viande, la
laine, ... restent les produits les plus courants, d'autres produits apparaissent
progressivement : l'animal peut être de compagnie, il trouve sa place
dans les activités pédagogiques et touristiques, il sait
être écologique ...
Races , filières et territoires
La France dispose d'une gamme de races extrêmement vaste :
-
certaines, en raison souvent de leur grande productivité et de leur
bonne adaptation, se sont développées dans un grand nombre
de régions : les prototypes en sont, dans le cas de la production
laitière, la Prim'Holstein, la Montbéliarde et la Normande.
Les races correspondantes sont, en raison de leur haut niveau de production,
de la qualité technologique et du prix de revient modéré
des produits fournis, à la tête des grandes filières
de produits qui alimentent tant le marché national que l'exportation
;
-
d'autres, par contre, en général moins spécialisées
mais souvent plus rustiques, sont plutôt cantonnées dans certaines
régions plus difficiles : là, elles se développent
souvent dans le cadre de systèmes d'élevage spécifiques
(la transhumance en est un exemple) en vue de la fourniture de produits
déterminés (les fromages AOC en sont une bonne illustration).
Les races correspondantes sont ainsi associées aux territoires dont
elles valorisent la production herbagère, production qui est souvent
la seule possible.
Les races animales sont ainsi résolument associées, d'une
part, à la politique d'aménagement du territoire, d'autre
part, aux questions d'organisation des filières de production. Ce
sont leurs caractéristiques de production, leurs capacités
d'adaptation, les systèmes d'élevage mis en œuvre par leurs
éleveurs qui permettent cette remarquable adaptation du cheptel
national à la diversité de nos régions.
La race : premier signe de qualité d’un
produit
Les races, en raison à la fois de leur adaptation progressive à
des systèmes bien précis de production et de la sélection
dont elles ont fait l'objet, possèdent chacune des aptitudes qui
leur sont propres : dans certaines races le lait est plus riche en matières
protéiques et est plus «fromager», en raison de son
meilleur rapport protéines/gras ; de même, la finesse des
fibres musculaires et l'aptitude au persillé, qui font la qualité
d'un morceau de viande, sont aussi sensiblement différentes d'une
race à l'autre !
Ces différences tiennent tant à la race qu'à son
système d'élevage. Elles ont pour conséquence des
rendements fromagers ou de carcasse différents ainsi que des différences
gustatives. Ainsi, dans beaucoup de situations, cette association race-système
d'élevage forme un tout, et conduit à la fourniture de produits
présentant, d'une race à l'autre, des caractéristiques
particulières. C'est la raison qui fait que, de plus en plus, dans
le cadre du développement de productions de qualité, on trouve
une association entre la race, c'est-à-dire le type génétique
des animaux, le système d'élevage mis en œuvre, et les produits
fournis. Le slogan RACE - PAYS - PRODUIT résume bien
ce constat : la génétique qui est en amont est le premier
signe de qualité du produit d'aval. La notion de traçabilité
aujourd'hui très en vogue, qui relie l'animal producteur au consommateur
en passant par toute la chaîne de transformation et de distribution,
part ainsi de l'animal, c'est-à-dire de la génétique.
Les races françaises, ambassadrices
de « qualité France »
La réputation internationale des races françaises est ancienne
et il y a fort longtemps que certaines de nos races sont implantées
à l'étranger. Ce mouvement d'exportation a pris une ampleur
croissante depuis quelques décennies, qu'il s'agisse des races de
chevaux de sport (toutes races) ou de trait (Percheron, Breton, Comtois,...),
des races bovines à viande (Charolaise, Limousine, Blonde d'Aquitaine,
...), des races ovines allaitantes (Mérinos Précoce, Ile
de France, Charollais, ...), de la volaille (les diverses souches de l'Institut
de Sélection Animale), ... Plus récemment, c'est notre génétique
laitière (Prim'Holstein, Montbéliarde, ... chez les bovins,
Lacaune chez les ovins) et les races porcines qui sont venues se joindre
au mouvement.
Ainsi, à l'heure actuelle, les races françaises sont présentes
sur les 5 continents, dans la majorité des pays où les conditions
climatiques en permettent l'élevage. D'ailleurs, plus de 20 races
ont à ce jour constitué des Fédérations internationales
pour échanger entre pays concernés par les mêmes races,
nos races, toutes les informations utiles à leur développement.
Les relations bilatérales des associations permettent des échanges
techniques mais aussi crééent dans certains cas les coDépartement des Sciences Animales © 1999 - dernière mise
à jour : décembre 2003 ditions
permettant de lever les verrous à l'exportation.
Au plan commercial, nos exportations de matériel génétique
(reproducteurs, semences, embryons, ...) représentent aujourd'hui
une valeur importante puisque supérieure à 500 millions de
Francs. Le matériel exporté fait partie de l'élite
du cheptel français ; les gènes qui chaque année émigrent
ainsi sur les 5 continents sont donc de véritables ambassadeurs
de «Qualité-France », et nous pouvons nous réjouir
de la contribution ainsi apportée par notre pays à l'amélioration
des productions animales dans le Monde.
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UFR Génétique, élevage et reproduction (AgroParisTech) © 1996-2007
gestion des pages - remarques & suggestions : Xavier Rognon
(xavier.rognon at agroparistech) - mise à jour :
janvier 2008