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Les outils de diagnostic utilisés

lundi 6 juin 2011 par Marion Barral, Sophie Carton.

Les outils de diagnostic utilisés

Le choix minutieux des outils de diagnostic des performances du système, en terme de consommations d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre, a été un préalable indispensable à notre diagnostic environnemental initial. Ce choix a été accompagné de la création d’outils complémentaires : le tableau de Bord GE+, dédié au suivi et à la gestion des impacts de l’exploitation, et PerfAgro 3P, conçu pour l’exploration et le choix d’orientations nouvelles.

 1. Objectif de la recherche d’outils

L’objectif assigné à la recherche des outils de diagnostic était d’établir un référentiel d’indicateurs qui remplirait par la suite les fonctions suivantes :
-  réalisation du diagnostic initial de l’exploitation de Grignon : identification des postes les plus impactants en terme de consommations énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre

-  suivi des évolutions suite aux changements de pratiques (voir l’article concernant spécifiquement le suivi des transformations)

 2. Critères de choix

Le choix des outils de diagnostic de la ferme de Grignon s’est basé et se base toujours sur les critères suivants :

-  L’ensemble des outils utilisés doit permettre d’analyser le maximum d’impacts environnementaux, pour le maximum d’ateliers différents de la ferme, tout en restant précis au niveau de l’expression des lois de réponse ou des facteurs de conversion.
-  Ils doivent également comporter des critères de performance économique.
-  Ils doivent en outre être sensibles à tout changement de pratique culturale ou d’élevage.
-  L’analyse doit permettre d’attribuer facilement à chaque poste son impact environnemental particulier (par exemple : impact énergie de la production de blé).
-  La reconnaissance scientifique des outils de diagnostic est primordiale pour assurer la crédibilité des résultats.
-  Les outils doivent enfin être faciles et rapides à mettre en place.

 3. Outils de diagnostic sélectionnés

Un assemblage de quatre outils a été retenu (voir aussi l’article sur les outils de suivi) :

Planète (Solagro) Cet outil sert à la réalisation du diagnostic des impacts Energie et Effet de Serre associés aux activités agricoles stricto sensu de l’exploitation. Planète permet également d’avoir une estimation des coûts financiers associés aux postes de consommations directes et indirectes d’énergies fossiles de la Ferme de Grignon.
Dialecte (Solagro), complété par Aquasite et Aqualéa (Arvalis) Ces outils servent à la réalisation d’un bilan environnemental plus complet : eau, sol, biodiversité, utilisation de ressources non renouvelables, risques de pollutions ponctuelles et diffuses.
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Tableau de Bord GE+
(cliquer pour agrandir)

Cet outil de suivi, élaboré en interne, est une application qui prend en compte un jeu de références techniques relatives aux coûts énergétiques et GES des différentes activités. Y sont incorporées les données de flux de matières et d’énergie relevées sur la ferme. L’application permet alors de réaliser des diagnostics de la performance environnementale de la ferme dans sa globalité (activités non agricoles incluses).
PerfAGro 3P, outil d’aide à la décision développé par le céréopa, qui permet de modéliser les impacts de nouvelles techniques sur trois critères : la marge économique (« Profit »), les consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (« Planet ») et la capacité de l’exploitation à nourrir les hommes (« People »).

 4. Exemples d’utilisation des outils pour les choix techniques

Les graphe ci-dessous illustre des modélisations du « gain » énergie, effet de serre et l’impact sur la marge économique en 2007 de différentes options techniques envisageables à la ferme : techniques culturales simplifiées (TCS), introduction de nouvelles cultures, fabrication et utilisation d’huile végétale pure*, utilisation d’inhibiteurs de nitrification et compostage du fumier. Cela nous a permis de sélectionner des techniques permettant une diminution des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre importante sans pénaliser la rentabilité économique de l’exploitation :

TCS23,1% de l’assolement en non labour en 2007 contre 6.1% en 2005 et 2006
Nouvelles culturesAugmentation des surfaces en luzerne (+20 ha), en prairie (+30ha) et introduction en du triticale (5ha) et du blé dur (15ha)

* Huile végétale pure : C’est une huile également connue sous les noms d’huile végétale carburant ou huile végétale brute. Obtenue par pressage de graines de colza, elle peut être utilisée (jusque 100 %) comme carburant par les moteurs diesel.

Nous avons par ailleurs exploré à l’aide de PerfAgro P3 les impacts de l’introduction de miscanthus dans l’assolement, comme illustré ci-contre. Ces résultats nous ont mené au choix de ne planter que 2ha de miscanthus à Grignon en 2008, afin d’en évaluer les performances agronomiques en Ile de France.










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