Leviers d’amélioration diagnostiqués
Le diagnostic environnemental a permis de repérer les postes d’impacts majeurs, d’où ont été déduites des voies d’amélioration environnementale de la ferme.
Réduction des consommations énergétiques et émissions de GES dues à la consommation d’engrais minéraux achetés à l’extérieur
La consommation d’engrais achetés à l’extérieur implique une consommation d’énergie fossile et des émissions de gaz à effet de serre liés à la fabrication des engrais et à leur transport. L’impact environnemental de ce poste varie selon la provenance de l’engrais, sa forme physique, et la quantité consommée. La réduction de cet impact passe par une diminution des quantités consommées, ou par le recours à des engrais aux processus de fabrication moins impactants.Réduction des émissions de N2O liées à l’épandage d’engrais
Suite à l’épandage d’engrais azoté sur les cultures se produisent des émissions de protoxyde d’azote (N2O) par 2 voies. Une voie directe majoritaire qui a lieu directement après l’apport d’azote dans les sols (fertilisation minérale et organique, enfouissement de résidus des cultures, présence de légumineuses), et 2 voies indirectes par lesquelles l’azote se volatilise sous forme de NH3 et de NOx, se dépose ultérieurement et est lessivé. L’azote sous forme de nitrates (NO3-) ou d’ammoniac (NH3) produit du N2O par les processus chimiques de nitrification et de dénitrification. La réduction de l’impact de l’épandage d’engrais passe par la diminution des quantités d’engrais consommés, le recours à des engrais aux émissions de N2O plus faibles, ou l’application de l’engrais dans des conditions moins favorables aux processus de dénitrification.
Réduction des émissions de CH4 dues à la fermentation entérique
Les émissions de CH4 résultent de la dégradation de matières végétales par la flore microbienne en conditions anaérobies dans le rumen des animaux. Le méthane ainsi formé est éliminé dans l’atmosphère principalement par voie orale. La réduction de ces émissions peut passer par exemple par l’inhibition des microorganismes méthanogènes et la modification de l’orientation de l’écosystème microbien du rumen, la modification de la ration alimentaire, la diminution du nombre d’animaux présents en bâtiment, ou l’amélioration de l’efficacité alimentaire.Réduction des émissions de CH4 dues à la gestion des déjections
La gestion des déjections se décompose en différentes phases :Les déjections animales sont composées principalement d’eau et de matières organiques riches en microorganismes. En milieu anaérobie la dégradation microbienne de ces matières entraîne des émissions de CH4. La réduction de l’impact environnemental des déjections peut être réalisée par la diminution du nombre d’animaux présents en bâtiment, la modification de la ration alimentaire, l’amélioration de l’efficacité alimentaire, ou la limitation de la production de CH4 des déjections stockées.
Réduction des consommations d’énergie dues à l’achat d’aliments
Les aliments achetés à l’extérieur consomment de l’énergie pour leur fabrication (ce sont souvent des aliments transformés) et leur transport jusqu’à l’exploitation. Il serait possible de réduire leur impact environnemental en privilégiant des aliments moins impactants, soit produits à l’extérieurs, ou mieux, autoproduits, en diminuant le nombre d’animaux présents en bâtiment, en améliorant l’efficacité alimentaire, ou en favorisant la production laitière dans les dépenses énergétiques des vaches laitières.

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