Vous êtes ici :Accueil  > Résultats > Qualité de l’eau > Les pratiques favorables à la qualité de l’eau mises en place à (...) > Les pratiques favorables à la qualité de l’eau mises en place à (...)

Les pratiques favorables à la qualité de l’eau mises en place à Grignon

mardi 3 avril 2012 par Sophie Carton.

Les pratiques favorables à la qualité de l’eau mises en place à Grignon

Cet article répertorie l’ensemble des pratiques a priori favorables à la qualité de l’eau qui ont été mises en œuvre à la ferme de Grignon depuis le début du programme Grignon Energie Positive (2006).

 1. Choix des cultures

A partir de 2007 :
-  Les surface en cultures conduites sans phytosanitaire (luzerne, prairies pâturées), ou moins exigeantes (triticale) ont été augmentées.
-  De nouvelles cultures ont été introduites dans l’assolement pour alterner les cycles des maladies (féverole).
-  Les variétés cultivées ont été choisies pour leur moindre sensibilité aux maladies et aux aléas climatiques (semences certifiées rustiques).

A partir de 2011 :
-  Des cultures particulièrement impactantes à Grignon (orge d’hiver) ou trop exigeantes (blé dur) ont été arrêtées, au profit de cultures plus rustiques et aux solutions de désherbage plus nombreuses (triticale).

 2. Modification des pratiques culturales

A partir de 2007 :
-  Des techniques de conduite intégrée ont été employées sur les céréales d’automne : les dates de semis ont été décalées et les densités de semis diminuées, afin de réduire la pression des adventices (notamment ray-grass), les maladies de début de cycle (piétin verse, septoriose) et les risques de verse (moins de régulateur).
-  Les apports d’azote sont pilotés finement et les premiers apports d’azote sont maintenus tardifs pour limiter le risque de verse (céréales) et limiter les maladies (feuillage et pied).

A partir de 2011 :
-  Des mélanges variétaux ont été testés pour diminuer les risques de maladie et limiter les risques en termes de rendement et de qualité.
-  Des légumineuses gélives ont été semées dans le colza pour limiter l’enherbement et apporter de l’azote.

 3. Pratiques innovantes

Un récupérateur de menues pailles (voir aussi les articles sur la récupération de la menue paille) a été installé derrière la moissonneuse-batteuse en 2008 et utilisé pour la récolte des céréales à paille. Cette pratique a été mise en œuvre afin de :
-  limiter les repousses dans la culture suivante,
-  diminuer le stock de semences d’adventices sur les parcelles récoltées,
-  exporter les champignons (sclérotes, glumes et glumelle de céréales porteuses de fusarium).

 4. Perspectives

L’effet de ces pratiques est suivi dans le temps grâce à des indicateurs divers : calcul de l’évolution des IFT, de l’indicateur I-Phy et des bilans azotés, et ce depuis 2006. Il s’agit en effet de faire la démonstration chiffrée de l’intérêt de ces pratiques et de leur effet sur le fonctionnement plus global de l’exploitation. Les résultats de ces calculs seront bientôt publiés dans un nouvel article de cette rubrique.










> Retour haut de page