La productivité des vaches laitières
La recherche d’une productivité maximale dans les élevages est souvent critiquée, mais dans bien des cas, elle reste encore un levier d’amélioration des performances économiques. Qu’en est-il en ce qui concerne les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre ?
En raisonnant non pas à l’animal mais au litre de lait, il est évident que plus une vache produit de lait, moins le nombre d’animaux nécessaires (vaches + génisses) doit être important pour réaliser un même quota, à condition de maintenir les perfomances de reproduction. Ainsi, même si chaque vache va demander plus de nutriments, les besoins d’entretien globaux de l’exploitation seront plus faibles. Les surfaces nécessaires en fourrage seront donc plus faibles.
De plus, avec moins d’animaux, les quantités d’effluents seront plus faibles.
Pour un système fumier, cela veut dire consommer moins de paille, donc en récolter et en stocker moins, mais aussi moins de manutention de fumier.
Pour un système lisier, cela veut dire moins de stockage nécessaire, donc des cuves plus petites, moins de béton, et moins de frais d’épandage.
D’un point de vue social, il y a moins d’animaux à surveiller, ce qui peut être intéressant, mais il est difficile à mesurer cette économie car les animaux les plus performants sont aussi souvent les plus sensibles.
Enfin, le fait d’allonger la durée de vie des animaux permet de baisser le taux de renouvellement, et donc d’avoir moins de génisses, animaux improductifs pendant toute leur croissance. On cherchera donc à les faire vêler tôt (24 mois) et à leur assurer une longue carrière laitière. Pour cela, nous avons plusieurs leviers :
la sélection génétique, en travaillant sur les critères fonctionnels,
l’alimentation, en veillant à leur apporter les nutriments nécessaires,
les conditions de vie, avec le soin des pattes, des infections, etc.

Voir en ligne : Etude sur les voies de diminution des émissions de méthane en exploitation laitière

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