Développement de la pâture et des cultures fourragères
Nous avons déjà bien progressé sur ce point en 2007 avec une augmentation importante de la pâture des bovins et le développement de la luzerne.

1. L’augmentation du pâturage
Le fait de mettre les animaux au pâturage, bien entendu à des périodes ou le climat le permet, a le double avantage de ne pas avoir besoin de récolter des fourrages pour les nourrir, de ne pas les stocker et de ne pas les distribuer, ce qui économise du matériel, du carburant, de la ficelle, des baches, des bâtiments, etc... et aussi de ne pas avoir de déjections à gérer. Le fumier ou lisier consomme de l’énergie pour le stockage et l’épandage, et émet des gazà effet de serre (méthane CH4, protoxyde d’azote N2O et dioxyde de carbone CO2). Au paturage, en conditions aérobie, il n’y pas de méthane émis.
L’année passée (2006), une vingtaine de bovins pâturaient pendant 5 à 6 mois seulement. Dès cette année (2007) une cinquantaine de bêtes sont à la pâture et y resteront 7 mois. Les surfaces de prairies étaient déjà là et nous n’avons eu qu’à nous équiper en clôtures et à mettre à disposition l’eau des abreuvoirs. Avec le développement de la pâture nous espérons avant tout réduire nos charges de distribution d’aliments et de gestion des déjections. Entre janvier et mai nous avons déjà pu observer que le tracteur attelé à la mélangeuse avait diminué sa consommation de fioul de près de 40% ! La pâture nous permettra également de mieux valoriser notre ressource en herbe. Nous espérons enfin un mieux sanitaire des animaux, notamment au niveau des membres, très sollicités sur notre système logettes.
2. Le développement de la luzerne
Par ailleurs, 20 hectares de luzerne ont été implantés en semis direct sous un couvert d’orge de printemps au mois d’avril 2006. Nous pensons pouvoir obtenir des rendements d’environ 10 tonnes de MS avec cette culture contre 7 pour du foin classique. Le foin de luzerne présente l’avantage d’être riche en azote (15 de MAT contre 11 pour du foin) sans que sa culture nécessite le moindre apport d’engrais azoté, ce qui est très intéressant d’un point de vue énergétique. On sait en revanche que les légumineuses sont émettrices de gaz à effet de serre au même titre que les apports d’engrais azotés. Le bilan de la pratique sera donc à relativiser. Avec la luzerne, l’opération culturale la plus critique reste la récolte. Nous avons pu rentrer une dizaine d’hectares récemment et nous croisons les doigts pour que les conditions climatiques soient propices aux prochaines récoltes.
3. Et les prochaines années ?
Les années 2007 et 2008 nous ont montré qu’il était parfois difficile de récolter du foin en grandes quantités dans de bonnes conditions. En 2009, de manière à sécuriser la qualité de la luzerne, la première coupe sera ensilée, et la dernière sera récoltée à l’aide d’une autochargeuse. Nous espérons ainsi récolter une luzerne à un stade précoce, et donc peu lignifiée et avec une teneur en protéine élevée. Les deuxième et troisième coupes seront réalisées en foin. Nous ferons aussi un peu d’ensilage d’herbe, de manière à avoir plus de surface à paturer plus précocément en juin, et surtout avoir un peu de stock d’herbe sur pied pour passer les étés secs comme en 2008.

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