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Les FMS sont-ils un bon système ?

Hier, une longue discussion à propos de nos « FMS », ces protocoles que nous avons élaborés en vue de produire et de la science de qualité.
Les FMS sont des fichiers analogues à des formulaires -en apparence- que l’on doit donc remplir étape par étape, en suivant des indications qui sont données de façon détaillée. Par exemple, il est demandé de marquer son nom, puis la date de création du fichier, puis le nom du fichier, puis l’objectif du travail, puis le titre du travail, et ainsi de suite jusqu’à la fin de l’interprétation scientifique des résultats obtenus.
Le débat portait sur le fait que de tels formulaires puissent ou non conduire les individus à ne plus réfléchir. Dans l’absolu, il est exact qu’être mis en position de remplir des cases peut conduire certains à travailler automatiquement, sans réfléchir, mais on peut aussi faire confiance au genre humain et considérer que ceux qui réfléchissent réfléchiront, et que ceux qui réfléchissent moins seront invités à réfléchir, au moins plus localement, par le libellé des indications données dans les fichiers que sont les FMS.
En réalité, notre discussion très générale était… beaucoup trop générale, car les années ont bien montré que beaucoup de nos amis en stage dans le Groupe de gastronomie moléculaire ne sont pas capables de suivre les FMS, de les remplir correctement, et que leurs pratiques sont extrêmement fautives, ce qui conduit évidemment à des résultats erronés.
Pourquoi n’est-ce pas facile de remplir les FMS ? Parce que, précisément, il y a lieu de réfléchir beaucoup. Par exemple, une des entrées du fichier invite à construire un « modèle », mais l’expérience montre que la notion de modèle n’est pas connue, et, de fait, après des années d’utilisation de ces FMS, je suis en mesure de dire que les étudiants n’ont jamais réussi à construire un modèle, parce qu’ils ignoraient ce que c’est et comment les construire. Ils ne sont pas en faute : au cours de leurs études, ils n’ont jamais rencontré la chose.
Un autre exemple : la validation. En sciences de la nature, on doit valider : les expériences, les calculs, les résultats… Or le mot « validation » n’a jamais été enseigné aux étudiants en sciences, et jamais ces étudiant n’ont été mis en mesure d’effectuer des validations, de sorte qu’ils sont perdus lorsqu’ils se trouvent en face de cette question de valider.
Pour les calculs, au mieux certains confondent valider avec vérifier, et, en pratique, ils refont les calculs qu’ils ont déjà faits… ce qui est une mauvaise pratique, car l’expérience montre que l’on se trompe répétitivement là où l’on s’est déjà trompé. C’est pour cette raison qu’une validation ne se résume pas à une vérification, mais, pour un calcul, elle doit être la recherche d’un autre calcul qui donnerait le même résultat. Un calcul d’ordre de grandeur, comme cela est proposé parfois, n’est pas une validation mais une simple corroboration. Le calcul d’ordre de grandeur permet de dépister, non pas des erreurs grossières, mais seulement le fait qu’on ait fait de telles erreurs.
Pour les expériences, la chose est analogue, mais demande bien plus de temps.
Pour en revenir à nos FMS, qui, je le maintiens, invitent à réfléchir au lieu d’éviter de le faire, les mots « modèle » ou « validation » ne sont que des exemples de ce que l’on y trouve, et les étudiants qui mettent les FMS en oeuvre, ont beaucoup à apprendre pour les mettre en œuvre, de sorte que si, effectivement, des chercheurs confirmés peuvent se passer de tels formulaires, les apprenants ont au contraire tout à gagner à découvrir ces objets, à les utiliser, voire à proposer des améliorations s’ils le désirent. Après tout, il n’y a pas de loi qui oblige à utiliser les FMS, sauf celle qui consiste à vouloir bien faire. Si quelqu’un trouve un moyen meilleur que les FMS, alors on comprend bien que je serai ravi qu’il ou elle l’utilise, car je me soucie essentiellement de la qualité des résultats. On peut aller à Colmar par divers chemins, divers moyens (en voiture, en train…), mais quand on a décidé d’aller à Colmar, seul compte le fait que l’on y arrive dans le temps imparti. Autrement dit, si, en apparence, les FMS semblent analogues à de simples formulaires, en pratique ils sont des invitations à réfléchir. C’est une méthode qui est proposée pour nous aider tous.

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