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AgroParisTech est issu du rapprochement de
l'Engref, l'Ensia et l'Ina P-G
Introduction à la mécanique quantique, par H. This
Le problème de l’atome d’hydrogène étant simplement formulé ici en termes d’équations aux dérivées partielles, ce cours, proposé par Hervé This, constitue une première approche d’un modèle plus général de la mécanique quantique. Il présente des méthodes de perturbations
Thème Gastronomie moléculaire
Le programme de la gastronomie moléculaire : Créée en 1988, la discipline scientifique nommée « gastronomie moléculaire » a le programme suivant : a) modéliser les « définitions culinaires » b) recueillir et tester les « précisions culinaires » (une banque de 25 000 précisions culinaires française est en cours de réalisation, sur le site de l’INRA : il s’agit d’une « conservation de patrimoine »). c) explorer la composante artistique de l’activité culinaire d) explorer la composante sociale de l’activité culinaire
Ces études s’imposent absolument dans le cadre du Département AlimH de l’INRA, dont l’objectif essentiel est de « fournir les éléments scientifiques permettant d’améliorer la santé et le bien-être en encourageant le développement d’aliments mieux adaptés à l’homme. Les recherches se situent dans un compromis entre le bien-être individuel et le contexte économique et socio-professionnel. » En effet, cet objectif premier a pour corollaire de mieux comprendre les effets sensoriels et nutritionnels des aliments. Or la connaissance seule des nutriments présents dans les aliments ne permet pas de répondre à la question posée, notamment en raison d’effets matrice très importants (pour la même raison, la « galénique » s’est également imposée en pharmacie, à côté de la recherche de molécules actives, parce que la cinétique de la libération de ces dernières détermine de façon cruciale l’efficacité des produits employés).
La description physico-chimique des aliments C’est pour cette raison que le Groupe INRA de gastronomie moléculaire a introduit depuis 2002 les formalismes CDS (complex disperse systems) et NPOS (non periodical organisation of space), récemment réunis, qui visent à donner une description spatiale des aliments (et de tous les produits formulés : médicaments, cosmétiques…) à toutes les échelles, de la molécule à l’échelle macroscopique.
Le Groupe INRA de gastronomie moléculaire poursuit ces études par la recherche de relations formule/activité.
Sachant que tout système physico-chimique (décrit par une formule dans le formalisme CDS/NPOS) a des propriétés physiques et chimiques variées (optiques, rhéologiques, mécaniques, de libération de molécules spécifiques, à effet gustatif ou toxiques….), deux questions sont posées :
quelles sont les « espaces de propriétés (physiques, chimiques) » associés aux diverses formules, et ces espaces se recouvrent-ils ?
si l’espace des formules est associé à un espace des systèmes, et si l’espace des systèmes est projeté vers un espace (à plus de dimensions) des propriétés, existe-t-il une projection caractérisable de l’espace des formules vers l’espace des propriétés ? Cette question s’apparente à la difficile question des rapports structure/activité en chimie, et l’étude de la question devra se fonder sur la mise en œuvre automatisée du « pianocktail » inventé en 2002 et réalisé en 2003 en collaboration avec l’Institut fur MikroMekanik Mainz (Allemagne) ; les études produiront un nombre considérable de données qui devront faire l’objet d’analyses chimiométriques difficiles. D’autre part, l’étude physico-chimique des transformations alimentaires s’impose pour mieux connaître les effets (nutritionnels, sensoriels, toxiques) des aliments, lesquels ne sont pas, comme on l’a dit, réductibles à des tables de composition (par exemple, une molécule toxique, constitutive, contaminante ou néoformée, qui ne serait pas libérée par l’aliment au cours du transit dans le système digestif n’aurait évidemment pas d’action toxique : les études visent à mieux quantifier, de ce point de vue, les dangers et les risques).
Notamment, la description physico-chimique, notamment microstructurale, doit s’accompagner d’études de transferts de matière au cours des transformations culinaires : ce sont ces transferts qui déterminent les véritables actions des nutriments. L’étude a commencé avec une thèse (Anne Cazor, Thèse Cifre soutenue en juin 2007) sur les « solutions aqueuses formées par traitement thermique de tissus végétaux ou animaux en phase aqueuse », dans le cadre d’une collaboration industrielle avec le Groupe Diana. Elle se poursuit avec une autre thèse Cifre, sur un modèle différent, et devrait se compléter par la prise en compte des mouvements d’ions entre les tissus traités et leur environnement.
L’étude des transformations chimiques qui s’opèrent lors des transformations culinaires L’ étude des modifications microstructurales des aliments lors des transformations culinaires et l’étude des transferts de matière au cours des transformations culinaires doit être complétée par l’étude des modifications chimiques des aliments lors des transformations culinaires.
. Les aliments étant majoritairement composés d’eau, le Groupe INRA de gastronomie moléculaire a identifié comme stratégique l’étude des réactions chimiques dans le solvant eau (avec des températures élevées et des temps longs). Ce choix a plusieurs intérêts :
le solvant eau est prometteur en chimie « verte », et les réactions dans les aliments (où les molécules organiques sont variées) peuvent donner des exemples utiles pour la détermination de mécanismes réactionnels aujourd’hui inconnus, potentiellement utiles du point de vue des applications
les premières études (solutions aqueuses obtenues par traitement thermique de tissus végétaux ou animaux en solvant eau : « bouillons ») ont montré des réactions inattendues
une étude de systèmes bien choisis conduit à mieux cerner les éventuels effets matrice. Un programme de recherche est aujourd’hui établi, pour cette étude. Il sera mis en œuvre à partir de la fin 2007, sans doute en partenariat avec la Lyonnaise des eaux (thèse Cifre).
Les activités technologiques La gastronomie moléculaire a des applications technologiques de plusieurs types. D’une part, elle conduit à une rénovation des méthodes, outils, ustensiles, et ingrédients utilisés en cuisine ; de ce point de vue, le Groupe INRA de gastronomie moléculaire accompagne le développement de la « cuisine moléculaire », dans l’ensemble des pays du monde (soutien technique). D’autre part, elle conduit à la mise au point de plats nouveaux, qui sont notamment promus par le cuisinier français Pierre Gagnaire (Restaurant Pierre Gagnaire, Paris) : chaque mois, le site de P. Gagnaire s’enrichit de la description d’un principe technologique nouveau, que le cuisinier utilise pour produire des œuvres d’art culinaire (http://www.pierre-gagnaire.com, rubrique « science et cuisine »). L’intérêt technologique de la discipline est également démontré par une activité de conseil pour les Groupes alimentaires (Mars, Diana, Marie-Uniq, Grand-Marnier Lapostolle, Air liquide…), et aussi par le rôle moteur dans la rénovation de restaurants (Menus thématiques du Groupe Frères Blanc, créations des « Restaurants du futur » du Futuroscope, Menu Louis Pasteur du Relais Château de Germinet, Poligny, Space Show Room de l’European Space Agency), etc. Applications pédagogiques, animations scientifiques et technologiques En accord avec la Direction générale de l’INRA, le Groupe INRA de Gastronomie moléculaire met en œuvre des applications pédagogiques de ses travaux dans les enseignements de tous niveaux :
Premier degré :
promotion des Ateliers expérimentaux du goût dans les diverses académies françaises, mais aussi à l’étranger (Grèce, Cuba, Espagne, Italie, Grande Bretagne, Allemagne, Japon, Argentine)
rénovation des enseignements scientifiques
Second degré :
le transfert des Ateliers expérimentaux du goût dans le second degré conduira aux « Ateliers science et cuisine ».
Enseignements universitaires :
Les Cours de Gastronomie moléculaire (cours publics et gratuits, non diplômants, à l’image des Cours du Collège de France) seront poursuivis à l’AgroParisTech, tout comme les Journées françaises de gastronomie moléculaire, organisées avec les CIES.
Enseignements professionnels : Des formations sont organisées, dans le milieu scientifique et dans le milieu de l’hôtellerie-restauration, souvent sous l’égide de la Fondation Science & Culture Alimentaire (Académie des sciences).
Grand public : Le Groupe INRA de gastronomie moléculaire organise également de nombreuses manifestations, en France ou à l’étranger, notamment en relation avec le Ministre de la recherche (Fête de la science) ou avec la Société française de chimie (animation du Groupe de chimie des aliments et du goût, représentation de la France à l’European Association for Chemical and Molecular Sciences (EuCheMS).
Animation scientifique : H. This anime la Fondation Science & Culture Alimentaire (Académie des sciences), dont il a été nommé le Directeur scientifique. Il contribue à l’animation du premier Pôle Régional de cette Fondation, en Franche Comté (Pôle Louis Pasteur innovation alimentation santé) et à la création (prochaine) de 8 autres pôles régionaux. Publications : A côté d’articles dans des revues scientifiques, le Groupe INRA de gastronomie moléculaire publie dans des médias grand public français ou étrangers, ou dans des supports professionnels.
Ces études s’imposent absolument dans le cadre du Département AlimH de l’INRA, dont l’objectif essentiel est de « fournir les éléments scientifiques permettant d’améliorer la santé et le bien-être en encourageant le développement d’aliments mieux adaptés à l’homme. Les recherches se situent dans un compromis entre le bien-être individuel et le contexte économique et socio-professionnel. » En effet, cet objectif premier a pour corollaire de mieux comprendre les effets sensoriels et nutritionnels des aliments. Or la connaissance seule des nutriments présents dans les aliments ne permet pas de répondre à la question posée, notamment en raison d’effets matrice très importants (pour la même raison, la « galénique » s’est également imposée en pharmacie, à côté de la recherche de molécules actives, parce que la cinétique de la libération de ces dernières détermine de façon cruciale l’efficacité des produits employés).
La description physico-chimique des aliments C’est pour cette raison que le Groupe INRA de gastronomie moléculaire a introduit depuis 2002 les formalismes CDS (complex disperse systems) et NPOS (non periodical organisation of space), récemment réunis, qui visent à donner une description spatiale des aliments (et de tous les produits formulés : médicaments, cosmétiques…) à toutes les échelles, de la molécule à l’échelle macroscopique.
Le Groupe INRA de gastronomie moléculaire poursuit ces études par la recherche de relations formule/activité. Sachant que tout système physico-chimique (décrit par une formule dans le formalisme CDS/NPOS) a des propriétés physiques et chimiques variées (optiques, rhéologiques, mécaniques, de libération de molécules spécifiques, à effet gustatif ou toxiques….), deux questions sont posées :
quelles sont les « espaces de propriétés (physiques, chimiques) » associés aux diverses formules, et ces espaces se recouvrent-ils ?
si l’espace des formules est associé à un espace des systèmes, et si l’espace des systèmes est projeté vers un espace (à plus de dimensions) des propriétés, existe-t-il une projection caractérisable de l’espace des formules vers l’espace des propriétés ? Cette question s’apparente à la difficile question des rapports structure/activité en chimie, et l’étude de la question devra se fonder sur la mise en œuvre automatisée du « pianocktail » inventé en 2002 et réalisé en 2003 en collaboration avec l’Institut fur MikroMekanik Mainz (Allemagne) ; les études produiront un nombre considérable de données qui devront faire l’objet d’analyses chimiométriques difficiles.
D’autre part, l’étude physico-chimique des transformations alimentaires s’impose pour mieux connaître les effets (nutritionnels, sensoriels, toxiques) des aliments, lesquels ne sont pas, comme on l’a dit, réductibles à des tables de composition (par exemple, une molécule toxique, constitutive, contaminante ou néoformée, qui ne serait pas libérée par l’aliment au cours du transit dans le système digestif n’aurait évidemment pas d’action toxique : les études visent à mieux quantifier, de ce point de vue, les dangers et les risques).
Notamment, la description physico-chimique, notamment microstructurale, doit s’accompagner d’études de transferts de matière au cours des transformations culinaires : ce sont ces transferts qui déterminent les véritables actions des nutriments. L’étude a commencé avec une thèse (Anne Cazor, Thèse Cifre soutenue en juin 2007) sur les « solutions aqueuses formées par traitement thermique de tissus végétaux ou animaux en phase aqueuse », dans le cadre d’une collaboration industrielle avec le Groupe Diana. Elle se poursuit avec une autre thèse Cifre, sur un modèle différent, et devrait se compléter par la prise en compte des mouvements d’ions entre les tissus traités et leur environnement.
L’étude des transformations chimiques qui s’opèrent lors des transformations culinaires
L’ étude des modifications microstructurales des aliments lors des transformations culinaires et l’étude des transferts de matière au cours des transformations culinaires doit être complétée par l’étude des modifications chimiques des aliments lors des transformations culinaires.
.
Les aliments étant majoritairement composés d’eau, le Groupe INRA de gastronomie moléculaire a identifié comme stratégique l’étude des réactions chimiques dans le solvant eau (avec des températures élevées et des temps longs). Ce choix a plusieurs intérêts :
le solvant eau est prometteur en chimie « verte », et les réactions dans les aliments (où les molécules organiques sont variées) peuvent donner des exemples utiles pour la détermination de mécanismes réactionnels aujourd’hui inconnus, potentiellement utiles du point de vue des applications
les premières études (solutions aqueuses obtenues par traitement thermique de tissus végétaux ou animaux en solvant eau : « bouillons ») ont montré des réactions inattendues
une étude de systèmes bien choisis conduit à mieux cerner les éventuels effets matrice.
Un programme de recherche est aujourd’hui établi, pour cette étude. Il sera mis en œuvre à partir de la fin 2007, sans doute en partenariat avec la Lyonnaise des eaux (thèse Cifre).
Les activités technologiques La gastronomie moléculaire a des applications technologiques de plusieurs types. D’une part, elle conduit à une rénovation des méthodes, outils, ustensiles, et ingrédients utilisés en cuisine ; de ce point de vue, le Groupe INRA de gastronomie moléculaire accompagne le développement de la « cuisine moléculaire », dans l’ensemble des pays du monde (soutien technique). D’autre part, elle conduit à la mise au point de plats nouveaux, qui sont notamment promus par le cuisinier français Pierre Gagnaire (Restaurant Pierre Gagnaire, Paris) : chaque mois, le site de P. Gagnaire s’enrichit de la description d’un principe technologique nouveau, que le cuisinier utilise pour produire des œuvres d’art culinaire (http://www.pierre-gagnaire.com, rubrique « science et cuisine »). L’intérêt technologique de la discipline est également démontré par une activité de conseil pour les Groupes alimentaires (Mars, Diana, Marie-Uniq, Grand-Marnier Lapostolle, Air liquide…), et aussi par le rôle moteur dans la rénovation de restaurants (Menus thématiques du Groupe Frères Blanc, créations des « Restaurants du futur » du Futuroscope, Menu Louis Pasteur du Relais Château de Germinet, Poligny, Space Show Room de l’European Space Agency), etc.
Applications pédagogiques, animations scientifiques et technologiques
En accord avec la Direction générale de l’INRA, le Groupe INRA de Gastronomie moléculaire met en œuvre des applications pédagogiques de ses travaux dans les enseignements de tous niveaux :
Premier degré :
promotion des Ateliers expérimentaux du goût dans les diverses académies françaises, mais aussi à l’étranger (Grèce, Cuba, Espagne, Italie, Grande Bretagne, Allemagne, Japon, Argentine)
rénovation des enseignements scientifiques
Second degré :
le transfert des Ateliers expérimentaux du goût dans le second degré conduira aux « Ateliers science et cuisine ».
Enseignements universitaires :
Les Cours de Gastronomie moléculaire (cours publics et gratuits, non diplômants, à l’image des Cours du Collège de France) seront poursuivis à l’AgroParisTech, tout comme les Journées françaises de gastronomie moléculaire, organisées avec les CIES.
Enseignements professionnels :
Des formations sont organisées, dans le milieu scientifique et dans le milieu de l’hôtellerie-restauration, souvent sous l’égide de la Fondation Science & Culture Alimentaire (Académie des sciences).
Grand public :
Le Groupe INRA de gastronomie moléculaire organise également de nombreuses manifestations, en France ou à l’étranger, notamment en relation avec le Ministre de la recherche (Fête de la science) ou avec la Société française de chimie (animation du Groupe de chimie des aliments et du goût, représentation de la France à l’European Association for Chemical and Molecular Sciences (EuCheMS).
Animation scientifique :
H. This anime la Fondation Science & Culture Alimentaire (Académie des sciences), dont il a été nommé le Directeur scientifique. Il contribue à l’animation du premier Pôle Régional de cette Fondation, en Franche Comté (Pôle Louis Pasteur innovation alimentation santé) et à la création (prochaine) de 8 autres pôles régionaux.
Publications :
A côté d’articles dans des revues scientifiques, le Groupe INRA de gastronomie moléculaire publie dans des médias grand public français ou étrangers, ou dans des supports professionnels.
Thème : Les précisions culinaires, histoire morale et naturelle
Par "précision", on entend adage, maxime, truc, astuce, dicton, tour de main… et bien d’autres choses qui seront identifiées et analysées.
Les précisions culinaires
Cours de gastronomie moléculaire 2009
19 et 20 Janvier 09, AgroParisTech, Paris
Hervé This
« Tout objet est une manifestation d’une catégorie générale qu’il nous reste à inventer. Travaillons : nous pouvons trouver plusieurs catégories ».
Jour 1 Sessions Horaires Temps d’enseignement Exemples analysés Notions considérées Jour 1, accueil 9h00-9h15 Introduction : les promesses de ce cours
Jour 1, session 1 9.15-9.30 Introduction 9.30-10.15 Corps de la session Etat des lieux, à partir d’un fouillis de temps etc. que j’enchaîne assez longuement, définitions (dictons, adages, maximes, tours de main, trucs, astuces, mode d’emploi…) 10.15-10.30 A suivre… Pause 10.30-10.45 Jour 1, session 2 10.45- 11.00 Introduction 11.00-12.45 Corps de la session Un peu d’ordre, des catégories
12.45-13.00 A suivre… Déjeuner 13.000-14.00 Jour 1, session 3 14.00-14.15 Introduction 14.15-15.45 Corps de la session Quelle est l’importance des précisions ? (statistiques) 15.45-16.00 A suivre… Pause 16.00-16.15 Jour 1, session 4 16.15-16.30 Introduction 16.30-17.45 Corps de la session Question de méthodologie : comment organiser les tests des précisions 17.45-18.00 A suivre…
Jour 2 : Jour 2, accueil 9h00-9h15 Jour 2, session 5 9.15-9.30 Introduction 9.30-10.15 Corps de la session L’hypothèse de la robustesse, exploration de l’hyperespace des recettes 10.15-10.30 A suivre… Pause 10.30-10.45 Jour 2, session 6 10.45- 11.00 Introduction 11.00-12.45 Corps de la session Sémiologie 12.45-13.00 A suivre… Déjeuner 13.000-14.00 Jour 2, session 7 14.00-14.15 Introduction 14.15-15.45 Corps de la session L’écriture culinaire 15.45-16.00 A suivre… Pause 16.00-16.15 Jour 2, session 8 16.15-16.30 Introduction 16.45-17.45 Corps de la session Précisions et innovation 17.45-18.00 Conclusion La gastronomie moléculaire comparative et les précisions du futur
La méthode des diverses sessions :
La méthode de la Session 1 : 1. On part d’une recette de Carême. 2. On observe qu’elle suscite une foule de questions d’ordres variés. 3. On se détermine pour la composante technique de la cuisine. 4. On examine une recette moderne. 5. On distingue trois parties : définition, précisions, parties techniquement inutile. 6. Cette distinction impose une série d’études vers lesquelles on renvoie (chapitres suivants). 7. On applique la distinction à des recettes de Carême, tirées de ses divers livres. 8. La considération d’un seul auteur étant insuffisante, on examine divers auteurs, de diverses époques, sur un thème : les confitures. 9. Se posent alors des questions d’échantillonnage. 10. Et surtout des questions de typologie des précisions.
La méthode du chapitre 2 : 1. On commence par un examen terminologique, pour bien comprendre ce qu’est une précision. 2. Puis, considérant que le vocabulaire usuel est insuffisant pour établir une typologie des précisions, on examine une recette de mire-poix, de Carême. 3. Apparaissent alors des précisions relatives aux outils et aux ingrédients, pour la partie technique. 4. Quelques pas en arrière du travail conduisent à se demander quel espoir de découverte suscite un tel travail, d’une part, et si la distinction entre précision et définition est légitime. 5. L’examen des parties artistiques et de lien social (chez Carême et Gagnaire) conduisent à penser que le « techniquement inutile » a des fonctions : par exemple d’explication. 6. Mais l’attribution des trois champs reste difficile, comme on le voit avec une recette d’esturgeon à l’impériale de Carême. 7. La première question posée est : qu’est-ce qu’une recette ? On voit à ce propos que, chez Carême, le texte n’est pas tout artistique : les ingrédients suffisent à distinguer les recettes. 8. On est conduit à affiner la typologie initiale. 9. Toutefois, la recherche est ainsi chaotique. On tente une chronologie sur la sauce hollandaise. 10. On observe un allongement, avec le temps, alors que la définition ne change pas. 11. Puis on passe à une histoire détaillée de la mayonnaise. Elle donne une foule d’enseignements. 12. On cherche alors à dater une recette dont l’attribution est douteuse. 13. Pour cela, on dresse un tableau des premières apparitions des précisions. 14. On situe également la recette de Joseph Favre, dont on connaît la date. 15. Et l’on propose de généraliser l’idée aux adages.
La méthode du chapitre 3 : 1. On commence par chercher des statistiques de répartition des définitions, précisions, tierces parties dans des recettes des livres de cuisine les plus anciens 2. Puis on croise les données. 3. Le travail montre que cette piste ne produit guère de résultats, sauf dans des cas très particuliers.
Méthode du chapitre 4 :
1. Partant de la recette de mire-poix de Carême, on commence par se demander que tester 2. Puis on se pose la question de comment organiser les tests 3. Un test doit être fait plusieurs fois, mais combien de fois ? 4. La question nous renvoie à la méthodologie de l’analyse, et, notamment, à des considérations statistiques 5. Pour certains tests, de l’analyse sensorielle s’impose 6. A propos de haricots verts, nous sommes conduits à un critère de décision, pour le choix des précisions à tester. 7. Mais des cochons de lait rôtis nous montrent qu’il faut être prudent, et garder l’esprit ouvert 8. On termine par l’examen de plusieurs tests, dont on tire chaque fois un enseignement général 9. Puis par une classification des précisions, en termes de justesse, avec une appréciation de cette classification
Méthode du chapitre 5 1. On part de la recette de hollandaise de Madame Saint Ange, parce qu’elle évoque la difficulté de réalisation 2. On examine les types d’échec, en matière de technique culinaire, et l’on voit des cas bien différents 3. On systématise la recherche, en analysant les divers cas, et en cherchant une typologie plus générale 4. On est conduit à la question de la « fragilité » des recettes… 5. … et à la notion quantitative de robustesse. 6. On calcule la robustesse partielle de quelques recettes 7. Le concept est alors utilisé pour examiner la question des précisions 8. On conclut sur la généralité du procédé aux autres arts chimiques
Méthode du chapitre 6 : 1. La considération des adages faux conduit à la nécessité d’une sémiologie des précisions culinaires 2. On examine méthodiquement les adages faux, en vue d’identifier des types 3. On observe des effets de la pensée magique 4. Et des cas où des interprétations rationnelles fautives ont été proposées 5. Il reste quelques cas qui ne tombent dans aucune catégorie 6. Mais on ne voit nulle part d’influence de la théorie des humeurs 7. Il reste des chantiers importants qui sont cités
Méthode du chapitre 7 1. On commence par observer que les parties de définition sont souvent bien plus développées que les parties de précision. 2. Puis on observe que le livre est un objet de communication, et l’on s’interroge sur sa fonction 3. On distingue des livres documentaires et des livres de fiction 4. Pour la transmission technique, on évoque la gestion rationnelle des projets 5. Puis on discute de protocoles et de bons d’économat 6. On introduit des bons d’économat différents pour les ingrédients, matériels et méthodes 7. Sur l’exemple d’une sauce kientzheim, on discute la possibilité de scinder les bons d’économat pour tenir compte de la différence entre la définition et les précisions 8. Considérant que la cuisine, c’est du lien social, de l’art et de la technique, on évoque la possibilité de distinguer ces trois entrées dans des recettes qui feraient une différence entre définition et précisions 9. Mais on montre quand même que la précision absolue est un fantasme 10. Et l’on conclut ( ?) en évoquant rapidement des formes littéraires
Méthode du chapitre 8 1. On commence par distinguer des savoirs 2. Puis on fait l’exercice de reprendre un texte ancien… 3. … afin de produire des variations de toutes sortes, à tout propos 4. On conclut que la question de l’innovation n’a pas d’intérêt si elle se limite à la question du nouveau, puisque chaque mot peut conduire à une innovation 5. On distingue alors de l’innovation fondée sur la définition (Ifd) et de l’innovation fondée sur les précisions (Ifp). 6. Et l’on évoque la question de la robustesse des recettes
Méthode du chapitre 9 1. On évoque la gastronomie moléculaire comparative 2. On discute la question des précisions du futur
Dans une démarche de "qualité", l’Equipe de gastronomie moléculaire a mis au point un outil quotidiennement utilisé, et nommé "feuilles protocoles". Il s’agit de fichiers où le travail est guidé précisément, à toutes les étapes, du titre à la signature attestant légalement du travail.
A télécharger et à utiliser sans modération !